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Interviews de David McCallum


Série numéro 1 aux États-Unis, NCIS est également plébiscitée en France sur M6. La 8e saison enchaine les rebondissements avec, dans l’équipe, Donald Mallard, un médecin légiste bien connu des accros aux enquêtes de Gibbs et DiNozzo. Rencontre avec un « agent très spécial ».


Qu’attendez-vous pour votre personnage lors des prochaines saisons de NCIS ?

David McCallum : Les scénaristes ont toujours de bonnes idées. Donald Bellisario (le créateur de la série, ndlr) est un homme brillant. Je lui fais confiance depuis le début. Il a l’habitude de dire qu’il est important d’avoir des surprises et je suis d’accord avec lui. Toutes les personnes qui travaillent avec lui le savent. Je ne vais donc pas me permettre d’espérer quoi que ce soit pour mon personnage ou de faire des suggestions quant aux futures intrigues. Je me contente de jouer ce que l’on donne et cela me satisfait pleinement.



Envisagez-vous que Donald Mallard, votre personnage, prenne un jour sa retraite ?

(Surpris) Non ! Vous avez une série qui attire des millions de téléspectateurs et qui s’est imposée dans les salons des Américains chaque mardi soir. Le public s’attend à retrouver toutes les semaines tous les membres de cette « famille » à l’écran. Malgré quelques surprises, la série ne compte pas proposer de changements trop marquants. À moins que je ne fasse pas mon travail correctement et que ma mémoire me fasse défaut en plein tournage, je ne vois pas pourquoi les producteurs se passeraient de mes services. Et je ne compte pas que ce cas de figure arrive.



Pour toute une génération, vous êtes aussi l’acteur de la série Des agents très spéciaux aux côtés de Robert Vaughn. Pourra t-on assister prochainement à son apparition dans NCIS, comme a déjà pu le faire Robert Wagner, votre partenaire dans Colditz ?

Je n’espère pas. Une telle apparition serait forcément un clin d’œil. Robert Wagner est déjà apparu dans la série, il est vrai. Mais personne n’a vu Colditz aux États-Unis, le lien n’a pas vraiment été fait. Au contraire, je crois qu’une apparition de Robert Vaughn ne ferait que décrédibiliser NCIS. Je ne souhaite pas que des références soient faites par rapport au personnage de Ducky et il est important de bien dissocier ces deux univers. Robert Vaughn a sa série (Les arnaqueurs VIP, ndlr), moi j’ai la mienne, « ça suffit » (en français) !



Chaque saison, CBS lance plusieurs nouvelles productions dans la veine de la vôtre. Malgré son statut de série la plus regardée outre-Atlantique, ne craignez-vous pas que NCIS soit un jour considérée comme une fiction démodée ?

Les seules raisons pour lesquelles NCIS pourrait quitter l’antenne serait le départ de Mark Harmon ou si une nouveauté devient meilleure que notre série. Nous pouvons vous assurer que nous faisons tout en notre pouvoir pour que ça ne soit pas le cas. Nous travaillons durement pour garder notre haut niveau. C’est difficile pour nos successeurs de prétendre pouvoir prendre notre place. Mais si tel est le cas, alors je leur souhaite bonne chance.



Que pensez-vous du spin-off NCIS : Los Angeles  ?

Je vais être honnête, je n’ai jamais été très fan du spin-off, Annie, agent très spéciale (série dérivée Des agents très spéciaux, ndlr), avec Stefanie Powers dans le rôle principal. Je n’y ai pas été associé. Les chaînes font des séries dérivées pour profiter un maximum de la popularité d’une autre et faire de l’argent. Ce n’est pas dans ma nature. On a tous ressenti la même chose lorsque CBS a décidé de décliner NCIS. C’est notre bébé, on a tous contribué à sa création et on ne voulait pas le gâcher. Ce n’est pas du ressentiment, mais un mécanisme de protection. Puis, nous avons rencontré Chris O’Donnell et LL Cool J, qui sont des gens formidables. Ils sont venus sur le plateau et ils ont fait du bon boulot. Je n’ai pas participé à NCIS : Los Angeles. Pour moi, c’est vraiment comme regarder une autre série. Aux États-Unis, CBS la diffuse après la nôtre et beaucoup de téléspectateurs prennent du plaisir à les suivre toutes les deux.


Des interviews des personnages dans des magazine tv.

 

À nouveau, les magazines TV remettent NCIS à la une. TéléCableSat se penche sur la franchise NCIS et offre une interview de Pauley Perrette. Téléloisirs, lui, revient sur la relation qui passionne les fans : le Tiva ou la relation Tony Ziva.

pour lire les articile il faut cliquer sur les image sur slide et faire originale .


  interview de Michael Weatherly sur la saison 7 et la B.O N°2.

Les fans de NCIS qui attendaient que Michael Weatherly puisse être vraiment mis en avant ont été bien récompensés ces derniers temps. D’abord, il y a eu le premier épisode de la saison 7 fait presque uniquement pour déployer ses talents d’acteur. Et là, avec une chanson sur la BO de NCIS qui sort cette semaine, ses talents de chanteur et de compositeur sont aussi aux premières loges. Le toujours facétieux Weatherly a discuté avec TVGuide du retour de l’agent spécial Tony Dinozzo vers des attitudes plus juvéniles cette saison et des raisons pour lesquelles il ne fera pas de crossover avec le spin-off de la série. Pour en savoir plus sur NCIS, procurez-vous le TV Guide magazine, dans les kiosques !


Tout le monde parle du fait que jusqu’ici NCIS est le programme Nº 1 à la télé cette saison, pas seulement le N° 1 des programmes qui ne soient pas de la TV réalité.

Je crois qu’on est mieux que ces trucs réalité. On a quelque chose de très détendu et très cool. C’est ce qui m’effraie dans l’explosion récente des audiences. Je n’ai pas envie que les choses changent. N° 3 c’est mieux en quelque sorte. La série se fait pas annulée si vous êtes N° 3. Mais maintenant tout le monde se regarde et se dit “Il faut qu’on y arrive.” Un peu comme quand on vous lance le ballon au football. [rires]


Je n’ai pas pu m’empêcher de rigoler en lisant un article dans une revue après le 3ème épisode, où ils remarquaient que la 3ème semaine ne battait pas de records d’audience cette saison, comme si c’était une chute.

C’est genre, on a eu seulement 3 orgasmes. C’est bizarre. Je crois que quand on a eu les premières audiences, la première nuit, on se disait “Tous les téléspectateurs étaient là alors ?” Peut-être que tout le monde était sur le pont. La première semaine, on disait ouais ouais, c’est sûr le football va nous battre, ou les Experts n’ont pas encore repris. Personne n’a vraiment fait attention. Et la semaine suivante, ça s’est un peu emballé à cause de la première semaine, et pendant environ 10 minutes avant de commencer à tourner, on se disait “Alors… qu’est-ce qui se passe ?” Sean Murray a dit un truc du genre “Je sais pas, est-ce qu’on est censé aimer ça ? Ça me met mal à l’aise.” Et puis Mark Harmon est entré en disant “Au boulot ! Allons-y !” Et on était de retour à la normale en se disputant sur “Non, je veux me mettre ici, tu n’as pas à dire ça.” Et on a oublié ce qui s’était passé. Mais c’est un peu comme si vous rentrez dans votre voiture et vous dites “Ah ouais, il y a un sac avec un million de dollars dedans ! J’avais complètement oublié que j’avais un sac rempli avec un million de dollars sur le siège avant de ma voiture. Il ne faut pas que j’oublie de le mettre dans un endroit sûr.


” Cette série a été tellement sous-estimée depuis si longtemps dans beaucoup de médias que ce doit être encore dur pour certains de voir la série tout en haut.

Mon ami Adam m’a envoyé un e-mail marrant. Il bosse dans la pub, et ils parlaient de clips de 30 secondes pour la télévision, et il a dit à cette salle remplie de gens de la pub à New York “Devinez quel est le programme N° 1 à la télé en ce moment ?” Ils ont dit “CSI ?” “Non, non, non.” “Il y a The Mentalist.” “Non, non, non.” Et là quelqu’un a dit “NCIS: LA ?” Adam a dit “Non, ça c’est le N° 1 des nouveaux programmes. Mais le N° 1 à la télé c’est NCIS.” Ils ont entendu une mouche voler. Toute la salle s’est dit “Vraiment ?” C’est marrant. Ce n’est pas comme si personne ne connaissait la série. C’est juste qu’ils ne savaient pas quoi répondre. C’est comme si on décidait que Norman, mon maquilleur, est désormais secrétaire de la défense. On se dirait, quoi ? Il est en charge de quoi ? “Robert Gates est parti, maintenant c’est Norman Page, ils l’ont mis en charge des troupes.”


Pour certains des plus jeunes téléspectateurs, ça ressemble presque à une toute nouvelle série.

On avait un tel stigmate avec Navy NCIS et les Experts et le fait d’être un spin-off de JAG, d’autres trucs terribles, une image un peu controversée de série sur la Marine qui nous était attachée. Mais je pense que les jeunes aujourd’hui, quand ils regardent la série à première vue, sans aucun préjugé, ils se disent juste “Oh c’est marrant, j’ai bien aimé quand il lui a tapé derrière la tête.” Ils ne connaissent pas la Marine, ils se fichent que ce soit cool ou pas, pour quelque raison que ce soit. Et pour quelque autre raison, ils se retrouvent devant CBS à 20 h le mardi. C’est l’aspect le plus dingue de tout ça.


Pensez-vous que la pub pour le spin-off ait aussi eu un effet sur la série originale ?

Je pense que rebond a été bénéfique. Surtout dans les grands marchés. Parce que nous on n’a pas de panneaux publicitaires et d’affiches. Je n’en ai jamais vu. Ça ne m’est jamais arrivé de conduire sur Sunset boulevard et de dire “Oh tiens, une affiche de la saison 3.” Ça n’est jamais arrivé. [rires] Je crois que vous avez raison. C’était un rappel: ah ouais, le mardi 22 septembre, cool.


Que ressentez-vous par rapport au spin-off ?

C’est vraiment dur, parce que nous sommes un spin-off, et on n’a jamais fait de crossover avec l’autre série, vu que JAG n’a jamais fait de truc comme ça. On a juste tracé notre chemin à travers les années, et on s’est développé lentement. Je crois que ce qui est dur pour l’autre série, c’est qu’ils ont le même nom, donc les comparaisons deviennent infâmes. Je crois que c’est dur de créer une série propre à elle-même. C’est en quelque sort comme être le fils d’une personne connue et qui a réussi, dans ce sens où il y a toute cette pression sur vos épaules alors que vous y êtes pour rien. C’est juste une bande d’acteurs qui essaie de faire une série policière sur une chaîne d’une façon intéressante. Et il se trouve juste que les personnes du business ont pensé que la meilleure façon d’assurer au moins une accroche est d’appeler ça les Experts: Miami.

C’est une des raisons pour lesquelles je ne veux pas de crossover, à moins qu’ils me menacent avec une arme ou un truc dans le genre. Mais je n’en ferai jamais, parce que ce n’est pas les aider et puis aussi… Le personnage n’a de valeur que quand il est entouré de Ziva, Gibbs et McGee. Hors de ce contexte, ce gars ne conviendrait pas. Ça peut être drôle, ça peut servir d’accroche; ils veulent voir ce que ça donnerait, mais je ne crois pas que moi je n’ai pas envie de voir ce que ça donnerait. Parce que cette équipe, ces acteurs, ce groupe, ces auteurs, ils me connaissent. Ils savent que j’improvise, que je parle beaucoup trop, donc ça va bien. Si je vais sur un autre plateau et que je fais les mêmes conneries, ils penseront que je suis un terroriste ou un truc du style. Ici je suis en lieu sûr.


Quand le spin-off a été annoncé, il y avait une partie du public qui avait besoin d’être rassurée. Mes parents me demandaient: “Ça veut dire qu’ils arrêtent progressivement l’autre série ?”.

C’est vrai, ça a eu un effet comme ça. Mes parents ont tout de suite pensé que ça voulait dire que je perdais mon boulot au profit de quelqu’un d’autre. “Il va encore falloir que tu cherches du travail.” J’ai engagé un coach et je suis un régime maintenant. Parce qu’après le second épisode, ma mère m’a appelé depuis Rhode Island. Elle a dit “Vraiment ? C’est une année importante. Tu ne voudrais pas perdre un peu comme quelques centimètres de tour de taille ?”


Et vous avez suivi les conseils de maman ?

J’ai engagé le coach de Sting, parce que Sting, ce gars, qu’est-ce qu’il a l’air en forme. Juliet, mon coach, a tous ces noms différents pour m’appeler. Mon coach me dit Chuck quand j’ai l’air particulièrement bouffi et pas en forme. Elle dit “OK, Chuck, on garde le mouvement.” Je lui dis: Chuck ? Elle me répond: “Chuck. Michael ne ressemble pas à ça.” J’imagine que si je continue à faire NCIS jusqu’à mes 50 ans, je devrais être en assez bonne forme. Je ne pense qu’on va nous renvoyer à la maison de sitôt. Je veux dire, je ne pense pas qu’on arrête. À moins d’événements tragiques, comme si soudainement le pays entier se disait “Non, on en a fini. Fini.” [rires]


Pourquoi la série attire-t-elle désormais des adolescents ou des gens dans la vingtaine après avoir traîné cette image de série pour vieille durant tant d’années ?

Les jeunes aiment le côté frères et soeurs qui se chamaille. Quelqu’un est venu me voir hier et m’a dit. “Tu étais très ennuyeux dans la série l’autre jour.” Et j’ai répondu: “Alors, j’ai fait mon boulot.” Parce que la dernière chose qu’on veut c’est que notre Tony Dinozzo ne soit pas entièrement irritant. C’est un peu comme la jolie fille qui n’est pas tout le temps jolie. Du genre, parfois elle est belle, et parfois, qu’est-ce que c’est que ces grosses chevilles ? Et là tout à coup vous voyez à point elle est surprenante. Je crois que notre série est un peu comme ça. [rires] En quelque sorte…


Assez tôt cette saison, vous étiez encore entre de torturer McGee en quelque sorte. Et il y a eu une sorte de controverse de la part des fans. Ils pensaient que vous aviez mûri, et vous revoilà avec votre ancienne façon d’être immature.

C’était très impertinent. En terme de maturité, Sean fait ce truc de grandir depuis que j’ai commencé à lui dire Tim (pas Probie). Mais on ne veut pas trop s’en éloigner. Parce que Rob Reiner c’était Meathead et Archie l’appelait Meathead. Et dès le moment où Rob Reiner ne veut plus qu’on l’appelle Meathead, c’est passé de All in the family à Archie Bunker’s Place, il avait un bar et il n’y avait plus Meathead. Vous voyez ce que je veux dire ? Le probie doit être probie. Et même si je ressens peut-être que je veux faire moins de trucs du genre Jerry Lewis ou Jim Carrey, pour moi, je crois que ça fait partie de la série d’une certaine façon. Et les gens qui détestent ça, je crois qu’ils aiment détester ça, d’une certaine façon. Je crois. Je crois que c’est le sable dans la Vaseline. C’est un peu comme l’importance d’être irritant. Parce que sinon je pourrais être là, très sobre, sérieux et avec un mot d’esprit de temps en temps, comme Remington Steele, ça fait une autre série. Et ça devient un peu fade. Si tout le monde essaie de faire Gibbs, alors après qui Gibbs va pouvoir s’énerver ? Une des choses auxquelles le public ne pense pas souvent est que la raison pour laquelle Tony fait l’abruti c’est pour que Gibbs puisse le réprimander, parce que du coup Gibbs a l’air autoritaire, et c’est ce qu’il est. Si je e conduisais bien, on aurait Thomas Gibson et Joe Mantegna d’Esprits criminels qui sont toujours d’accord de façon très simple. J’adore ces deux gars. Mais ce qui fait en partie la dynamique de la série est que Tony embête les gens, mais quand il n’est pas là, il leur manque un peu.


Il y a donc une limite à votre gentillesse dans la série ?

Une des choses géniales qui arrivent aussi, c’est comme dans l’épisode “Bounce” l’année dernière, où Tony a arrêté la mauvaise personne il y a trois ans quand Gibbs avait pris sa retraite, et là le gars sort de prison et il trouve que ce n’est pas lui qui avait détourné des fois. Il voulait s’innocenter et j’essayais de mener l’équipe parce que Gibbs a dit “C’est ton enquête.” C’était clairement mon épisode, donc je devais mener l’équipe. Et quand ça a été diffusé, ma mère et mon père m’ont dit “Eh bien, tu n’étais pas très convaincant en tant que meneur.” J’ai dit “Bien ! Donc j’ai bien fait mon boulot.” Et ils m’ont dit “Quoi ? Non, est-ce que le but de l’épisode..” J’ai répondu “Non, papa, le but de l’épisode c’est de montrer que je ne peux pas. Que je suis inapte d’une certaine façon, ce qui est la raison pour laquelle je dois rester sous la tutelle de Gibbs. Si je suis en fait James Bond et vraiment doué pour mon boulot, qu’est-ce que je fous à jouer le subalterne dans une équipe criminelle ? Pourquoi je ne gère pas ma propre équipe ?” Il faut être un peu idiot et juvénile pour que Gibbs puisse être la figure paternelle.

interview de Cote de Pablo nous révèle des secret sur la saison 7 .

Voici l'interview de Cote de Pablo bonne lecture:

Difficile de dire que Cote de Pablo était cataloguée en tant que Ziva David au NCIS d’autant que, pour commencer, elle est d’origine chilienne et que le personnage est israélien. De plus, de Pablo n’a pas tué autant de gens. Mais vous ne pouvez pas ne pas être frappés par les parallèles hors écran, spécialement quand on parle du professionnalisme de Cote/Ziva face aux plaisanteries incessantes de DiNozzo/MichaelWeatherly. Nous en avons eu une large démonstration quand nous avons fait un saut au NCIS pour ce questions-réponses exclusif. Pour en savoir plus sur Cote - avec les photos de sa bataille de nourriture avec sa co-star Mark Harmon - regardez la couverture de votre programme télé, chez votre marchand de journaux le 29 octobre !

Donc Ziva est maintenant une bizut pour quelque temps ?

Eh bien, aussi bizut que Ziva peut l’être. Elle est ennuyée et taquinée par DiNozzo, qui trouve que c’est la chose la plus marrante au monde. Mais je pense que ça l’ennuie énormément.


Votre personnage est passé par des changements d’attitude récemment, de la colère et de la provocation à la fin de la saison 6 à la repentance au début de cette saison.

Quand vous la voyez arriver pour la première fois (en saison 3), elle ne sait pas vraiment qui sont ces gens. Elle incorpore ce groupe et les considère immédiatement comme sa famille. Et oui, elle a eu ce qu’on pourrait appeler une période de colère. Je ne peux pas dire que sa colère soit passée. Je pense que maintenant elle est confrontée à beaucoup de souffrances. Je pense qu’elle a été ”trahie”, ou tout au moins qu’elle pense l’avoir été, par des proches, qui font partie de sa famille, et particulièrement par son père. C’est très difficile pour elle. Ce qui explique son affection et sa relation avec quelqu’un comme Leroy Jethro Gibbs.


Quand vous dites “trahie”, vous laissez entendre que peut-être la relation avec son père lors de son retour en Israël n’est pas été complètement réglée et classée pour de bon.

Non. Dans l’esprit NCIS, ça n’a pas été exploité ni vraiment conclu. Donc c’est quelque chose que je vais étouffer dans l’oeuf, si on peut dire, plus tard dans la saison. C’est vraiment ce que j’espère que cette intrigue n’est pas finie, car j’aime ça, et je pense qu’il y a encore beaucoup à exploiter.


Donc Michael Nouri, qui joue votre père, peut revenir ?

Oui, il va sans aucun doute revenir. Ce qui est bien dans cette série c’est que, les acteurs ne savent jamais ce qui va se passer. Et les scénaristes nous taquinent de temps en temps, mais ils ne révèlent rien.


Vous étiez la pièce majeure du puzzle NCIS, du moins le noyau du groupe dans les bureaux. Vous êtes là depuis 4 ans maintenant. Combien de temps avez-vous eu l’impression d’être une bizut ?

Je ne me suis jamais sentie une bizut dans cette série. J’ai toujours eu l’impression d’en faire partie, comme si j’en faisais partie depuis le début, dès que j’ai mis les pieds sur le plateau. Même si une part de moi, en tant qu’actrice, se disait “tu vas travailler pour quelques épisodes, et après on verra”. Je ne l’ai jamais vu autrement que “c’est mon rôle et c’est ma famille et c’est ce que je fais”.


Pouvez-vous nous raconter l’audition que vous avez passée pour ce job ? C’est presque légendaire; tout le monde dans l’équipe en parle.

J’allais commencer une comédie musicale à New York, donc je sortais d’un milieu très structuré, très préparé, très soigné, où les lignes étaient évidemment parfaitement mémorisées et où on n’improvisait jamais. Ce serait trahir complètement l’auteur; c’est une chose irrespectueuse. Maintenant on fait ça très souvent, mais ça se fait naturellement, c’est comme ça que la série fonctionne. Ça fait partie de ce qu’est la série, l’improvisation. Mais quand je suis arrivée et que j’ai auditionné, Michael Weatherly a improvisé, et j’a pensé “Oh mon dieu, ce gars est en train de saboter mon audition !” Donc ce que les gens ont vu à cette audition était une personne se battant avec l’autre sans céder d’un pouce. Il a essayé de flirter avec moi. Il a attrapé mon visage et m’a dit :” vous savez, vous ressemblez beaucoup à Salma Hayek.” J’ai pensé que c’était irrespectueux et complètement non-professionnel. Et c’est à ça que j’ai pensé plus tard pour traduire la relation que Ziva et DiNozzo avaient et ont toujours.Et ç’a créé une dynamique particulièrement intéressante.


Maintenant, est-ce que Michael a fait ça avec d’autres actrices qui auditionnaient, ou seulement avec vous ?

Non, il l’a fait aussi avec d’autres actrices. Il n’y avait qu’une autre fille, et il lui a fait le coup aussi, et apparemment elle a aussi flirté avec lui en retour, elle était intéressée. C’est ce que les acteurs font souvent ! Mais j’allais y mettre un terme. Et c’est marrant, la chance était de mon côté, et j’ai eu le rôle, car je réagissais de la manière dont ils le voulaient. Je n’avais aucun contrôle, je n’allais pas entrer dans son jeu et en rire. [rires] Je ne trouvais pas ça marrant !


Ça vous a pris du temps, ensuite, pour sortir du concept théâtral selon lequel le texte est sacro-saint ?Je ne dis pas que ce soit totalement relâché sur le plateau…

Ce n’est pas totalement relâché. De temps en temps je rajoute des trucs, mais beaucoup moins que Michael. Il en rajoute beaucoup, et c’est ce qui fait que le personnage est si génial, que Michael soit capable de faire ce qu’il veut. Moi, cependant, je colle plus au texte, et je préfère ça. Pour moi, ça marche.


La relation je t’aime/moi non plus du Tiva semble être mise en attente. Cela fera sans doute toujours partie de la dynamique entre vous et Michael. Mais pensez-vous que les téléspectateurs sont satisfaits de la façon dont elle a été menée ? Surtout dans les deux premiers épisodes de la saison, vous aviez tous les deux des scènes qui auraient pu apporter quelque chose, mais qui ne le résolvent pas vraiment.

Je ne pense pas que cette relation sera résolue un jour. Et je pense que les fans trouveront toujours quelque chose pour spéculer sur comment va évoluer la relation. Nous n’avons jamais eu d’idée sur la tournure que prend notre relation. À bien des égards, nous pouvons ajouter et parsemer des éléments dont nous pensons qu’ils doivent se produire. Mais Michael et moi ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Il pense que certaines choses doivent être faites de telle façon, et je pense parfois que cela devrait être fait d’une autre façon. C’est un peu ce qui rend la dynamique intéressante. Nous ne parlons pas de ce que nous pensons, ni d’où nous allons. C’est en quelque sorte comme une vraie relation dans la vie : nous voulons qu’elle soit ce qu’elle est. Nous n’essayons pas de la manipuler. Et je pense que les auteurs sont harcelés par cela, de sorte que ce qu’ils écrivent correspond avec ce que nous faisons. De temps en temps, cela devient bagarreur, de temps en temps non, des fois cela devient vraiment passionné et des fois non. Michael et moi l’avons tous les deux. Nous n’abîmons pas cela. Nous ne posons pas vraiment de questions. Aussi, avec Michael, si vous lui dites que vous allez faire quelque chose, il va se retourner et fera complètement l’opposé, donc vous avez envie de le laisser dans l’ombre la plupart du temps.


La scène des toilettes que vous avez eue avec lui dans le second épisode a été terrible.

C’était amusant. Les scènes dans les toilettes sont toujours amusantes. Eh bien, elles sont toujours amusantes, car c’est toujours comme ça avec Michael. Ces scènes sont pour moi chargées de moments émotionnels. Ces personnages ont traversé tant d’épreuves ensemble, il y a cette tension sexuelle non retenue, et cet amour indéniable de l’un pour l’autre ; il pourrait y avoir un amour fraternel, de toute façon si vous voulez l’étiqueter, il y a amour. Alors quand vous mettez ces deux personnages ensemble, il y a plein de choses à explorer, et plein d’éléments avec lesquels il est intéressant pour nous de jouer avec.


À suivre : Michael Weatherly fait irruption !

[Michael Weatherly s’approche pour nous rejoindre dans la zone où les moniteurs ont été mis en place pour la proximité du tournage.]

Weatherly : Tu es mon barrage Hoover !
De Pablo : [sceptique] Vraiment ?
Weatherly : Tu le retiens. Mais je vais inonder… [Faisant semblant de remarquer le reporter pour la première fois] Je m’excuse d’avance… Puis-je dire quelque chose ? Son ensemble est tellement fou … [chuchotant] C’est fouuuuu !
De Pablo : Puis-je dire quelque chose ?
Weatherly : J’essaie de parler franchement. J’essaie d’être honnête à propos de qui tu es vraiment. Je parle d’opéra tôt le matin.
De Pablo : C’est vrai.
Weatherly : Je parle de chanter avec sa voix. Je parle de danse dans sa caravane. De Pablo : C’est vrai.
Weatherly : Nous avions l’habitude d’avoir des toilettes qui étaient dos à dos…
De Pablo : OK, c’est bon ! C’est là que la conversation s’arrête. Tu veux bien aller ailleurs ?

[Nous nous éloignons du bord du plateau de tournage pour une cage d’escalier voisine.]

De Pablo : Cela peut être notre petit recoin d’interview.

[Mais quelques instants plus tard, un géant apparaît, espionnant, sur le sommet du rail le plus proche.
C’est Weatherly, faisant un clin d’oeil bien sûr, et de Pablo ne peut s’empêcher de craquer. La vie imite-t-elle l’art, ou…]

De Pablo : Il est tellement bête. Regardez-le.
Weatherly : Vous étiez en pleine conversation privée ?
De Pablo : Ouais, sors ! [Avec son adversaire parti, nous reprenons sans risques.]


À suivre : qu’est-ce que le futur réserve à Ziva et Gibbs ?

Vous adorez chanter, et vous avez même fait un numéro à l’écran au début de la saison 6 qui a fini dans le premier album audio de NCIS. Une envie quelconque de sortir la musique du tiroir et d’aller sur scène ?

Chanter est une de mes grandes passions. Malheureusement, je n’ai pas le temps de le faire autant que je le souhaite. Avec un peu de chance, ça changera. Je ne suis pas certaine que la comédie musicale soit inscrite dans mon futur, mais c’est plus un problème de temps que d’envie.



Combien de temps pensez-vous être encore ici ?

Ce n’est pas qu’on n’ait jamais pensé qu’on serait encore là, mais jamais en un million d’années, nous aurions imaginé être N°1 en 7ème saison, c’est un peu, waouh, un peu fou. Vous me demandez encore combien de temps on va continuer ? Je ne sais pas. Je veux dire, aussi longtemps que Mark voudra bien rester ! Aussi longtemps que nous tous voudront bien rester. Je pense que la série a encore quelques années au moins, c’est clair.


Quand une série atteint ce niveau, on commence en général à entendre parler de luttes internes, ou de négociations de contrat ou autres qui menacent de la faire s’effondrer. Pourtant, tout le monde insiste sur le fait que c’est un plateau de tournage heureux, et la série ne semble apparemment pas destinée à chuter ainsi.

Vous savez, nous tirons une certaine fierté des relations que nous avons élaborées entre nous, et du fait d’être amis. Cependant, je dis toujours qu’il est important que les gens sachent que le fait qu’on s’entende bien ne signifie pas que parfois, chacun d’entre nous ne puisse venir travailler et soit dans un mauvais jour, et on doit tous en subir les contrecoups. Des fois, les gens ont des problèmes dans leur vie personnelle. On est ici très souvent, alors nous devons faire avec. Ça fait juste de nous des êtres humains et concrets. Alors, on croise tous les doigts et on espère que rien de tel n’arrivera. Mais on ne peut jamais dire jamais. Avec un peu de chance, nous serons simplement capables de prendre soin de tout ça et de surfer sur la vague en douceur.


Votre personnage ainsi que celui de Harmon sont les plus sérieux de la série, à part Vance. Vous êtes un assassin entraînée, lui est un ancien sniper maintenant chef d’équipe, alors vous deux ne pouvez pas vraiment faire les idiots. Mais vous parvenez à en jouer.

Oh mon dieu, je pense que c’est ce qu’il y a de mieux dans ce personnage: pouvoir explorer son côté profond, puis m’amuser avec quand je le choisis. Je pense que Gibbs et Ziva voient ça l’un dans l’autre.


Et cette saison explore la question de la confiance entre ces deux personnages.

Je pense que la seule personne à qui Ziva fait vraiment totalement confiance, c’est Gibbs. Je ne pense pas qu’elle mettrait sa vie entre les mains de quelqu’un d’autre que Gibbs. Je veux dire, elle aime tous les autres. Mais elle a pu découvrir d’autres choses avec lui, c’est une figure paternelle par tellement d’aspects, elle se sent en sécurité avec lui, j’ai le sentiment qu’il est vraiment le seul à avoir vu à quel point elle est vulnérable. C’est leur petit secret, et c’est ce que j’aime dans leur relation.


Vous avez une idée de l’histoire de fond du reste de la saison ?

Pas la moindre. Je n’ai aucune idée de ce qui va se passer. Le fait qu’elle devienne une part de cette équipe et soit officiellement un agent du NCIS, et non plus un agent de liaison du Mossad, est très important pour elle. Mais en termes de travail, rien ne change vraiment. On peut espérer que les choses redeviennent dans la norme au niveau émotionnelles. Et avec un peu de chance, elle va pouvoir commencer à apprécier des choses un peu plus, et reprendre son souffle. Mais pour quelqu’un comme Ziva qui a traversé tellement d’épreuves, je pense qu’il lui faudra un peu de temps pour s’adapter. Dans la vie réelle, je ne pense pas que ça passe du jour au lendemain. Ça ne va pas être aussi simple.


Les téléspectateurs ne souhaitent pas forcément que Ziva soit renfermée tout le temps, mais ça leur semblera peut-être étrange si elle est détendue tout le temps aussi.

J’ai eu le plaisir de parler à des gens qui avaient fait la guerre. Je suis allée en Israël… Les gens qui font ça pour vivre, qui font des missions secrètes ou qui mettent leur vie en jeu, voient la mort et tout le reste, il y a un moment où ils disjonctent, puis ils peuvent mettre tout ça de côté. Ça ne veut pas dire qu’ils en sont débarrassés ou qu’ils peuvent oublier. C’est juste que pour un moment, ils se permettent de s’amuser et de s’éloigner de leur cloison pour pouvoir profiter d’autre chose. Je pense qu’elle doit vivre le moment présent. Elle n’est pas capable de supporter en permanence le poids de son passé pour ainsi dire. Comme tout être humain, il y a des moments de pur plaisir absolu, d’autres où elle va penser, « Oh mon dieu, ce gars est vraiment canon » ou encore d’autres où elle va s’interroger sur DiNozzo, ou d’autres encore hystériquement drôles. Et pourtant, son passé la rattrapera toujours au final. C’est quelque chose qu’elle devra gérer et avec lequel elle devra vivre.


On commence à penser à elle comme ce personnage tourmenté, et tout d’un coup, les scénaristes vous font dire des vannes.

J’adore ce côté de Ziva. Et Dieu sait que je m’amuse à jouer cette part d’elle, quand elle est à côté de la plaque et qu’elle ne rentre pas tout à fait dans le moule. J’adore ça. Il y a toujours des moments que vous trouvez marrants à jouer dans n’importe quelle série. Personnellement, pour des raisons égoïstes et qui me sont propres, j’aime tous ces trucs qui se passent avec mon père. J’adore les scènes qui n’ont rien à voir avec celles mises en lumière, ou qui sont juste un simple compte-rendu. Tout ce qui s’approche de moi piégée dans un ascenseur ou dans les toilettes, tout ce qui construit une scène émotionnelle avec d’autres personnes, ou explore leurs relations sont mes scènes préférées. C’est un peu mon fort.


Les détails personnels sont donnés sporadiquement par les scénaristes. Tous les fans de la série attendent ces moments où ils en apprennent un peu plus sur vous ou les autres personnages, et ils doivent attendre, car personne n’en révèle beaucoup à la fois, et ce n’est pas comme si la série suivait ces personnages dans leur intimité et leur vie amoureuse. C’est presque comme s’ils lançaient un os à ronger aux fans obsédés ici et là. C’est frustrant de ne jamais donner beaucoup à la fois comme ça.

Je pense que vous l’avez dit. C’est frustrant. Je pense que c’est ce que font si bien ces scénaristes. Parce que vous devez bien comprendre que nous, acteurs, nous voulons parfois la même chose que les spectateurs. Mais quand ils nous donnent même ces petits riens, et qu’on doit faire avec ça, nous pouvons élaborer plus ou moins, ou nous en détacher complètement, ou y aller à fond. Ça vous attire en tant qu’actrice. Ça vous fait en vouloir davantage. C’est ce que vous voulez dans une saison 7, être passionnée par son travail, être passionnée par ces personnages, être passionnée par l’élaboration de leurs relations.

interview de Mark Harmon sur la saison 7 .

Alors que Cote de Pablo et Mark Harmon font la couverture du dernier TVGuide aux USA, le site TVGuideMagazine.com vient de publier une très grande interview de Mark Harmon. Leroy Jethro Gibbs est le calme au cœur de la tornade NCIS, du genre homme fort et silencieux au milieu d’un groupe complet d’acteurs du genre forts et bavards. (Dans le premier épisode, Tony DiNozzo décrit même Gibbs comme “virtuellement muet” à un terroriste curieux.) Heureusement pour nous, Mark Harmon, bien qu’également fort, est juste un peu moins silencieux. Dans ce questions-réponses exclusif, il nous parle du trajet parcouru par les personnages de la série N°1—et, plus surprenant, du fait qu’il ne souhaite pas savoir quelle sera leur trajectoire future. Pour en savoir plus sur Mark,y compris des photos de sa bataille de gâteau avec Cote de Pablo, jetez un œil sur l’article de la couverture de “TV Guide Magazine”, en kiosque le 29 octobre !

Vous n’êtes pas fatigué de devoir parler du fait d’être N° 1 ?

Je ne sais pas si on peut s’en fatiguer. Ce groupe le mérite tellement, dans un milieu où le mérite ne compte pas. C’est vraiment étrange que ça soit en 7ème année que nous fassions les meilleures audiences que nous n’ayons jamais eues. C’est inhabituel. Mais je pense que nous faisons mieux que nous n’avons jamais fait, aussi.


Aujourd’hui, il paraît que des adolescents regardent la série, ce qui n’était pas vraiment le cas avant, et de plus en plus de gens tombent sur des rediffusions de la chaîne “USA” et réalisent que c’est une série drôle et pas une série “militariste”, une étiquette négative qui ne s’est estompée que graduellement.

Ça prend du temps. Nous tous ici, nous avons signé pour jouer des personnages uniques. Je n’avais jamais fait partie d’un groupe où tout le monde est juste satisfait de jouer son rôle. Vous ne pouvez pas écrire les lignes de script d’Abby pour Gibbs, ni celles de Gibbs pour DiNozzo, et vous ne pouvez pas écrire celles de DiNozzo pour McGee ou celles de Ziva pour qui que ce soit. Tout le monde est personnellement impliqué par le personnage qu’il joue. Que ça ait pris du temps ne me surprend pas. Nous sommes dans un milieu professionnel où parfois on ne vous laisse pas le temps. Cette série a fait un bond depuis la trentième place (dans les audiences Nielsen) et nous étions restés dans ces eaux-là un moment. Et lentement, avec les rediffusions de l’été, nous avons eu plus de téléspectateurs. Au milieu de tout ça, la série a évolué et s’est adaptée au fil des ans. Avec les chaînes “USA” et “Ion” et tout ça, c’est difficile de l’ignorer aujourd’hui. En plus, c’est une série dont les rediffusions ont toujours bien marché. Vous pouvez regarder cette série de nombreuses fois comme si c’était la première fois, et peut-être que c’est une bonne chose.


Quand NCIS a débuté, vous étiez connu pour des rôles plus joyeux. Je garde une image de vous dans ma tête sur le poster du Film “Summer School”, chaleureux et souriant…

[Il rit] Puis, vous avez croisé Gibbs.


Il est assez stoïque.Ce personnage ressemble-t-il de près ou de loin aux autres personnages que vous avez joués dans d’autres séries ?

En fait, non. Et il a toujours évolué selon moi, même ici. Je pense qu’il est différent de ce qu’il était à ses débuts. Analyser qui était Gibbs initialement, sa vie en tant que Marine, puis séparer ça de sa vie privée… Ce sont des choses comme ça, qui à un moment donné, sont juste évoquées, une part de la bible que les scénaristes possèdent, et dont ils tirent des éléments. Au cours des 7 ans, vous pouvez mieux le cerner, et vous pouvez vous raccrocher à certaines choses. J’en plaisante, mais pendant de nombreuses années, j’ai joué Gibbs comme s’il avait été marié 3 fois, et d’un coup, je découvre qu’il l’a été 4 fois. Je veux dire, ça va, vous vous adaptez. Mais une des choses sympa qu’ils font, c’est stimuler les personnages. Parce que souvent, que ça soit individuellement ou en tant que groupe, on va prendre un script et réaliser qu’on vient de lire quelque chose qu’on ignorait. Il est fort probable que je ne sache pas tout de ce personnage, et c’est ce qui le rend plaisant à jouer. Peut-être qu’il récupère quelques-unes de mes qualités, peut-être pas, je n’en suis pas sûr. Mais je suis très à l’aise avec lui, et pas du tout lassé.


C’est intéressant comment il s’intègre dans l’ensemble, les autres personnages parlant beaucoup, et Gibbs est en net contraste avec tout ça. Vous avez parfois le sentiment que Gibbs est un gars qui souhaiterait presque participer à l’hilarité générale, ou qu’il a un air facétieux qu’il ne peut pas vraiment se permettre de trop exercer, en tant que leader.

C’est toujours en coulisses ici. Vous avez vu assez nos répétitions pour savoir qu’elles sont parfois vraiment loufoques. Et il y a parfois un peu de modelage du scénario au fil des pages pour développer les personnages. Nous comprenons tous notre job ici. Et très souvent, celui de Gibbs est d’aller droit au but, de mener la scène. Notre scène peut être emmenée dans de nombreuses directions, avec de nombreux personnages faisant ce que nous faisons. Mais c’est amusant de regarder ce groupe s’emparer de la scène et de la lecture du matin, simplement en se levant et en se saisissant de l’espace, jusqu’à arriver dans l’œil de la caméra. Et les metteurs en scène et les acteurs qui travaillent ici trouvent en général ce travail plaisant. On l’a bien gagné ici. Ce n’était pas comme ça au départ.


La plupart des personnages portent leur cœur en bandoulière. Vous êtes celui dont tout le monde se demande toujours ce qu’il pense. Ça doit être drôle à jouer, ça aussi.

Ça l’est. Il y a plein de choses que vous ignorez sur lui. Il a évidemment très mauvais goût en matière de femmes. Et si vous parlez de relations stables d’une façon plus linéaire, il n’a vraiment eu qu’un seul grand amour dans sa vie, et ça s’est achevé brutalement. Et je ne sais pas s’il surmontera ça un jour. Si nous faisons cette série encore quelques années, alors on verra. Mais c’est en partie ce que les scénaristes ont fait au fil des années: ils ont insisté sur les expériences personnelles de chacun des personnages. C’est une façon honnête de raconter une histoire, et vous devez donner plus. On ne peut pas jouer les mêmes personnages que nous avons joués en saison 1 ou 2. Nous devons changer, et soit votre public change avec vous et accepte ça et attend ça, soit ils vous quittent. De ce point de vue, on a eu de la chance.


Y-a-t-il une façon simple d’expliquer l’évolution de Gibbs ?

Je pense qu’il a simplement mûri. Tout tourne encore autour de son travail. Mais il ne brûle plus ses bateaux. Il les met à l’eau. Pour autant que je sache, c’est le premier qui a actuellement été sur l’eau et utilisé. C’est un progrès. [Il rit] On va même voir cette année que Gibbs a un salon. On ne l’avait jamais vu avant. Il possède autre chose qu’une cave. Ceci est pensé bien à l’avance. Ce n’est pas que les scénaristes vous fassent marcher. C’est juste qu’ils ne dévoilent ça que très lentement. Il n’y a rien dans cette série qui ne soit pas relié. Tout a un fil conducteur quelque part. Nous avons beaucoup de chance d’avoir gardé cette équipe de scénaristes aussi longtemps. C’est important. Et c’est un peu étrange aussi. Un certain nombre de ces scénaristes ont écrit 20 ou 30 épisodes, et à la télévision, on ne voit pas ça souvent. Les gens ne restent pas aussi longtemps ensemble. À l’inverse de nos 4 premières années ici, où le travail de scénariste était difficile. Beaucoup d’entre eux sont partis à ce moment-là. Certains ne convenaient pas, et certains qui convenaient sont partis. Ça a changé depuis. C’est devenu un lieu, tout comme pour les acteurs, ou pour l’équipe de tournage, où les gens veulent venir travailler. Et nous sommes tous ensemble au même endroit cette année. C’est la première année où les scénaristes sont ici [au studio d’enregistrement de Valencia]. Ils travaillaient avant sur les studios de Sunset Gower, donc c’est un changement positif. Les scénaristes viennent chaque semaine ici, ils viennent dans la grande salle, ouvrent la porte et disent: “Hé, tu penses quoi de ça ?” S’ils ont une question, ils viennent sur le plateau et vous la posent. C’est un travail d’équipe, et c’est vraiment le cœur de ce qu’est cette série.


En théorie c’est une série policière d’abord et ensuite une série sur les vies personnelles…

Qu’en pensez-vous ? Vous y croyez ?


C’est marrant, parce que les fans sont obsédés par les moindres détails.
Si on regarde les moments de la série qui s’attachent à ces détails, c’est un faible pourcentage. Mais il semble que plus rares soient ces moments, plus ça fascine les gens.

Bien sûr, bien sûr. Mais tout commence avec le personnage. Car les gens sont attachés aux personnages. Je veux dire, essayez de marcher dans un aéroport. Les gens sont investies. Ils veulent savoir. Cet été les gens voulaient savoir, qu’est-ce qui est arrivé à Ziva ? C’était énorme. Et on l’a mérité. En quelques sortes il faut remercier les gens d’ici qui font tout ça, et les auteurs qui le créent, et Cote pour le jouer, et nous tous pour avoir aidé. Mais ces gars-là ont un plan. Ils ont des projets à longue portée. Je ne sais pas ce qu’il en est. On commence à avoir des infos tout doucement sur ce qui va se passer dans au plus dans les deux épisodes à venir. Mais je ne sais pas quel est leur projet pour cette année, comment ils prévoient de finir la saison ou ce qu’ils comptent en faire. Peut-être qu’en février ou mars on commencera à avoir des petits morceaux. S’il y a une autre façon de faire, où les acteurs sont plus impliqués et actifs dans ce qu’ils disent vouloir faire et que ce soit dans le script, je pense que cette série n’est pas comme ça. Je crois que les écrivains font confiance aux auteurs, et je crois que ce sont eux les créateurs, et notre boulot c’est d’y mettre sur pieds.


Donc même si vous êtes producteur exécutif et un acteur également, vous n’êtes pas tenté d’aller voir les auteurs pour leur dire “Comment va se conclure cette saison” ?

Non, ça m’est jamais arrivé. Pour moi, ce serait comme faire machine arrière. C’est comme faire le boulot à l’envers, peut-être. Je ne sais pas, ça ne m’est jamais arrivé. Je ne sais pas comment ils le prendraient, de toute façon. Mais je n’ai vraiment pas envie de savoir. Je préfère lire le script et dire “OK, c’est ce que je vais faire, comment faire pour que ce soit le mieux possible ?”


La série s’est beaucoup focalisée sur Gibbs et Ziva cette saison. Les premiers épisodes étaient assez tendus, il veut l’étreindre et la ramener au bercail, mais il ressent le besoin de prendre ses distances.

C’était un gros coup au printemps dernier, à propos du fait qu’avoir tué son frère était organisé et ordonné, contrairement à ce que le public avait d’abord cru, à savoir sauver Gibbs. Et je crois qu’ajouté à cela il y a le faire que certains le savaient. Beaucoup plus de gens que ce que Gibbs croyait le savaient. Je crois qu’il y a un processus, pas seulement pour les personnages de la série, mais certainement entre Ziva et Gibbs. Ça ne m’étonne pas qu’il ne l’accueille pas à bras ouverts. Elle est de retour, physiquement, mais il y a encore du chemin à faire. Elle a enduré beaucoup de choses, et sa loyauté est mise à rude épreuve. Ça ne m’étonne pas du tout que les auteurs aient fait que Gibbs soit le dernier à l’accueillir. C’est peut-être qui y attache le plus d’importance. C’est quelqu’un à qui soit vous confiez votre vie, soit vous ne le faites pas, c’est clair et net. Il l’aime beaucoup, mais il n’y a jamais eu de problème de loyauté avec quelqu’un d’autre qu’elle. Ce qu’ils font et le fait qu’ils se fassent confiance sont la partie la plus importante du boulot.


Leur relation s’est détendue maintenant et Gibbs est vu comme une sorte de père de substitution pour Ziva. Mais Gibbs peut-il être une vraie présence paternelle, ou sera-t-il toujours réservé ?

Sera-t-il quelqu’un à qui on puisse se fier, implicitement ? Absolument, sans aucun doute. Ne sera-t-il jamais un gros ours en peluche doux et chaleureux qu’on a dans un coin ? Non, aucune chance. Je ne crois pas, à moins qu’ils changent certaines choses. Il a une histoire trop importante, comme tout le monde. Il fait ce boulot depuis très longtemps et il ne connaît que trop bien les embûches, les dangers et la réalité de tout ça. En fin de compte, Gibbs est réaliste.


Est-ce que ça vous arrive à Cote et vous de vous asseoir pour discuter de votre relation à l’écran ?

On discute des scènes, oui et ça nous arrive souvent. On est très francs. On se connaît depuis 5 ans, c’est une bonne chose. On est en général assez honnête les uns envers les autres, et on est capables de se dire des choses que, je pense, même un réalisateur ne pourrait pas nous dire et s’en accommoder. En ce qui concerne le relationnel ou ce que deviennent les personnages, je ne fais que regarder la scène et ce que le script nous dit de faire la semaine suivante. C’est une question de survie, pour moi. C’est trop compliqué de voir plus loin que ça. Dans l’épisode “Good cop, bad cop”, il y a une scène dans la salle d’interrogatoire qui est l’apogée, et il y a eu un développement énorme dans le cœur de ces deux personnages. Gibbs dit quelque chose à Ziva. Et on n’entend pas ce qui est dit. Mais c’est très particulier, ce qui est dit. La réaction et l’expression du visage de Ziva sont très particulières aussi. Ce que j’ai dit ou ce à quoi Cote a réagi ou ce qu’elle en a pensé, elle ne vous le dira pas plus que moi, je crois. C’est notre secret. Il s’agit de respecter le travail et de se assez connaître l’un et l’autre pour dire “OK, j’y vais avec toi.” C’est très confortable de travailler comme ça. On s’aime tous. Et s’aimer c’est faire confiance, se respecter. On a plusieurs auteurs, plusieurs réalisateurs, mais le plus consistant c’est le noyau principal d’acteurs qui sont ici chaque jour. Et ce sont tous des acteurs qui veulent être dirigés. Il n’y a pas d’acteurs qui disent “Me parle pas.” On est toujours ouverts à: Qu’en penses-tu, qu’est-ce que tu voudrais ?


Cote est le dernier membre de l’équipe à vous avoir rejoint. Ça fait plusieurs années, mais est-elle encore une sorte de probie ?

(rires) Elle n’a jamais été un probie. Si vous lui parlez, vous verrez. Il n’y en pas deux comme elle. Comment définir ce moment de la série ? Elle est entrée par la petite porte. Il y avait une autre fille qui voulait le rôle, et Michael Weatherly a fait un essai avec elle, et avec l’autre fille. Michael a improvisé et Cote a trouvé ça totalement non-professionnel et l’a envoyé promener au milieu de la scène. C’est ce qu’ils voulaient voir. Ils voulaient quelqu’un qui envoie promener DiNozzo. Elle adore son travail et a hâte de venir le matin. Nous voilà à la saison 7 avec ce mélange génial. C’est ce que je voulais dire aux gens cet été quand ils me demandaient “Et Ziva ?” (Comme pour dire, va-t-elle partir ?), je disais “Personne n’est idiot. Ça a pris trop de temps de constituer ce groupe.”


Trois des acteurs ont chanté sur les albums de BO de NCIS, d’abord Cote et Pauley, puis Michael sur le second. Vous serez sur le 3ème ?

Non, à moins que vous vouliez que ça fasse un bide.Non, je ne pense pas.


Mais sur Youtube, il y a des clips où on vous voit chanter dans 240-Robert, à l’époque.

Et j’ai chanté dans le Saturday Night Live quand j’y étais invité, avec Phil Hartman. Ce n’est pas sur Youtube, je crois pas, si ? Bien. Vous savez quoi, tous ces gens qui veulent se mettre derrière un micro, qu’ils le fassent.

TVG: Dans NCIS, tout le monde est resté fixé sur ce qui va se passer entre Tony et Ziva, ce qui demande encore à être résolu. Mais y-a-t-il un autre personnage pour lequel vous prévoyez un développement pour la saison 7?

SB: Abby aura un développement très spécial. Et McGee aura un développement très spécial. Le truc Tony/Ziva, on va dénouer ça d’une façon que le public …[pause]… une majorité du public va trouver très satisfaisante. Et pour Gibbs, que dire? Le bateau n’est pas dans la cave. Qu’est-ce que Gibbs va bien pouvoir y mettre? Il est embarqué dans un voyage particulier lui aussi. Je dirais que la cave va apparaître dans plusieurs épisodes, et elle est très, très vide, et Gibbs le sait très, très bien. Je dirais juste que la bateau sera de retour.

TVG: Donc, le bateau est utilisé?


SB: Le bateau sera de retour. Je n’ai pas dit “utilisé”… Le bateau fera son retour d’une façon inattendue.

TVG: Vous voulez dire qu’il revient dans la série, ou qu’il revient réellement dans la cave?

SB: Vous allez devoir patienter. C’est un épisode très cool. Ce sera courant novembre. Qu’est ce qu’un homme peut construire dans sa cave? On devrait organiser un concours. Car on a songé à toutes les possibilités. Ça fait longtemps. On le voit avec un mètre à un moment. Qu’a-t-il en tête?

TVG: À la fin de la saison passée, Gibbs a eu droit à des révélations concernant la mort du frère e Ziva il y a si longtemps, laissant le public dans l’incertitude pour savoir qui dit la vérité et ce que ça signifie. Allez-vous continuer à jouer avec ça?


SB: Ça ne va pas durer longtemps. Les réponses à ces questions vont être données. Comme dans la vie, il y a des épisodes de la vie où les choses sont importantes à vos yeux, et elles peuvent l’être durant des années, mais en définitive ce périple prend fin et un autre commence. Et nous en sommes à un de ces moments dans NCIS, où des choses qui ont commencé il y a 3 ou 4 ans atteignent une conclusion, et il y a un nouveau commencement. Et ça arrive dans les quatre premiers épisodes. C’est plutôt troublant, non?

TVG: “Un nouveau commencement”, pourriez-vous être plus précis?

SB: Pas vraiment. Je pourrais mais… c’est en train de se faire. Et les fans ne vont pas être déçus. Personne ne va partir. Personne ne va mourir. PERSONNE NE VA MOURIR!.. Ensuite la série retrouvera son rythme de croisière. J’aime les emmener dans des montagnes russes, puis relâcher… et puis les faire repartir pour un tour.

TVG: En regardant les messages des fans sur le net, on peut voir que la moitié des gens espère voir Tony et Ziva ensemble, et l’autre moitié trouve que ce serait la pire chose possible. Selon ce que vous savez, pensez-vous que les fans sont satisfaits de cet emmêlement? Ou peut-être démêlement?

SB: Oui, j’ai envie de dire, qu’est-ce qui vous fait penser que c’est emmêlé? C’est moitié-moitié, et au milieu on marche sur la corde raide. Il nous faut à certains moments jouer avec un des bords, ce qui rend certains heureux, et puis jouer avec l’autre bord et rendre les autres heureux. En même temps, il faut aller de l’avant, car la pire chose à faire est de ne pas laisser un personnage s’épanouir. Et les relations changent constamment. Je suis marié depuis 30 ans, ma relation avec ma femme change donc constamment. Sinon, on serait divorcés depuis 20 ans. Vos instincts changent en fonction des changements de la vie. À de nombreux égards, c’est ce à quoi Tony et Ziva font face: comment vont-ils aller de l’avant avec ce qui est arrivé? Et dans quelle direction?

TVG: Êtes-vous influencé par la réaction des fans?

SB: Je ne dirais pas que je suis influencé, mais je suis toujours ouvert à l’opinion des fans, car ils se donnent tellement pour la série, je serais dingue de ne pas le faire. Et ce qui peut arriver, c’est que ça allume une étincelle qu’on aurait peut-être jamais eu. On ne fait peut-être pas ce qu’ils veulent, mais ça peut donner une idée qu’on aurait pas eu. Je suis un grand partisan du dialogue avec le public. Dans le temps quand on recevait une lettre de fan on se disait “Oh, j’ai une lettre de fan! Qu’est-ce que ça raconte?” De nos jours on en reçoit 5000 par jour, et il faut faire attention à ne pas sélectionner uniquement celles qui soutiennent ce que vous voulez faire. Je prends un peu de temps pour faire du tri, pour capter les sentiments des fans. Il ne s’agit pas de plaire à tout le monde, car c’est impossible, ou alors on s’écrase et on prend feu. Mais ça aide à trouver des histoires qui excitent les gens, des choses un peu différentes.


 



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